Visiter plm-magazine.com
Contacter le magazine
S’abonner en ligne


Le printemps de la prim’holstein rouge

13
mar
Aucun commentaire
Classé dans Non classé.

La prim'holstein rouge monte en puissance. Au Salon de Paris, elle a trouvé sa place en ouverture du concours prim'holstein. Le Show Open Génisses de Saint-Etienne la reconnaît à part entière depuis 2010. Des initiatives locales se font jour, comme à Metz où un concours régional red holstein sera organisé l'automne prochain dans le cadre d'Agrimax.

Mieux encore : la rouge française se fait remarquer en Suisse, pays par excellence de la red holstein. En janvier, Xaintrie Fière a remporté sa section à la Swiss'Expo de Lausanne. En mars, cette fille d'Accolad Red appartenant à Jean-Louis Lafon, Cantal, s'est classée 2e de section au Championnat d'Europe de Fribourg. Devant Coc-Fah-Red (Destry) à David Dallery, Somme. Dans une section remportée par Plattery Savard Renita, championne espoir de la Swiss'Expo et réserve championne d'Europe junior.

La prim'holstein rouge devrait voir ses effectifs augmenter et arriver en force au Championnat d'Europe 2016 à Colmar. Un désir de red holstein existe depuis longtemps dans les troupeaux. La génomique vient d'élargir la gamme des taureaux disponibles. L'attrait pour le sans cornes va développer l'utilisation de taureaux rouges porteurs de ce gène.

Un marché existe comme le prouve les prix sur les ventes. La dernière, certes un peu "atypique", étant la vente "Swiss European" de Fribourg : le prix record de 14 700 francs (12 000 euros) a été atteint par Morsan Showdown Red, petite-fille de la célèbre Blondin Redman Seisme deux fois championne de Madison. A cette même vente, Schrago Barbwire Ira Red est partie pour 9 600 francs (7 800 euros). Le lendemain, sa mère Irène était déclarée championne d'Europe red holstein.

Ci-dessous, devant des tribunes pleines, le podium de la 1ère section du Championnat d'Europe : Fière et Coc-Fah-Red 2e et 3e derrière Renita.

528

 

La génétique sans cornes, une opportunité à saisir

11
mai
Aucun commentaire
Classé dans Sélection.

Georgina SC RF. A la fois sans cornes (SC) et porteuse du facteur rouge (RF), cette génisse avait tout pour plaire. Présentée en ouverture de la vente aux enchères d'Eurogénétique 2012, elle a fait un "score honorable" à 3 800 euros. Mais loin du prix record de la vente, double du sien à 7 700 euros.

Faut-il en déduire que ce jour-là le marché s'est trompé ? Il existe bien une demande de veaux sans cornes aujourd'hui, mais surtout en races à viande. Notamment de la part des élevages d'Amérique du sud et de l'Europe de l'Est. Dans les grands troupeaux où les veaux sont élevés sous la mère et donc difficiles à attraper pour l'écornage. Les acheteurs de ces pays, avant même de chercher à connaître les index des taureaux charolais ou limousins convoités, s'inquiètent de savoir s'ils portent le suffixe "P". P pour polled, c'est à dire sans cornes en anglais.

Pourtant, l'origine Shottle x Storm de son père Magna-P plaidait en faveur de Georgina. Il introduisait de la variabilité génétique par rapport au sang dominant, celui de Lawn-Boy-P (Bacculum x Manfred). C'est sans doute pourquoi l'acquéreur final a été une entreprise de sélection, Gènes Diffusion. Les responsables de ces organisations savent qu'un marché est appelé à se développer et s'empressent, avec l'aide de la génomique, de multiplier ces animaux. Dans l'espoir de trouver la star sans cornes de demain.

Quant aux éleveurs, ils ne trouvent pas encore ce type de géniteurs dans la Top liste des meilleurs taureaux en Isu. Mais peut-être doivent-ils se préparer à prendre le train en marche le jour où il passera. Par exemple, en travaillant une souche intéressante avec des taureaux sans cornes. Et si possible une souche rouge pour faire d'une pierre deux coups.

 

 

Quand les troupeaux « passent au rouge »

25
avr
Aucun commentaire
Classé dans Sélection.

De plus en plus de veaux naissent et naîtront rouges. Sur la zone Créavia de l'Ouest de la France, les inséminations avec des taureaux rouges ont progressé de 14,8% entre les campagnes 2010 et 2011. Pour partie avec des taureaux red holstein, en particulier sans corne. Pour l'essentiel avec des taureaux pie rouge des Plaines dont les "produits" peuvent maintenant être inscrits sous le code 66 de la prim'holstein. Un atout dont sont privés les veaux issus de croisements avec la rouge suédoise, la rouge danoise ou la montbéliarde. Estampillés code 39, ces derniers n'entrent plus dans la chaîne de la création génétique.

Surtout, les atouts fonctionnels recherchés dans les croisements suédois, danois ou montbéliards se retrouvent avec les taureaux pie rouge. Des taureaux issus pour l'essentiel de deux pays à forte population rouge, les Pays-Bas et l'Allemagne, où la rusticité et la santé sont mis en avant. S'y ajoute le taux protéique, caractère recherché en France et toujours bien présent dans la pie rouge.

Et puis la science fait bien les choses, avec la génomique et la découverte du gène acère (sans corne). Ainsi, la sélection génomique vient enrichir le catalogue de taureaux rouges disponibles.

Des pères à taureaux sans cornes comme Lawn Boy et Lypoll, sont eux-mêmes rouges. Aujourd'hui, des taureaux hétérozygotes donnent 50 % de veaux sans cornes rouges ou facteur rouge. Sont attendus prochainement (à Créavia notamment) des taureaux homozygotes avec 100 % de veaux sans cornes. De quoi faire rougir un peu plus le troupeau prim'holstein.

 

La Suisse possède l'un des tout meilleurs troupeaux red holstein au monde (ci-dessous, à la Swiss'Expo).