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Les vaches reviennent au Hall 1 du Salon de l’Agriculture

29
déc
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Classé dans Exposition, Sélection.

Retour au Hall 1 pour les concours de bovins du Salon de l'agriculture. Les deux précédentes éditions s'étaient déroulées dans le Hall 3 un peu "perdu" dans le Parc-des-Expositions de la Porte de Versailles. Cette fois, dès leur arrivée, les visiteurs seront tentés de se diriger directement vers les animaux.

Voilà pour l'écrin mais, aussi beau soit-il, l'important reste les bijoux. En prim'holstein, les modalités de recrutement des animaux ont été revues cette année. Objectif affiché de PHF : "effectuer la dernière tournée de sélection au plus près de la date du concours". Le meilleur moyen de s'assurer de la présence effective de quasiment toutes les titulaires.

La procédure de recrutement des animaux a été lancée courant novembre comme d'habitude. Le tri informatique des concurrentes potentielles et les inscriptions par les éleveurs ont donné une 1ère liste de plus de 800 vaches. Nouveauté : début janvier, 16 techniciens PHF visiteront 286 élevages pour retenir un premier contingent de 250 animaux parmi ces 800 vaches. A partir de la mi-janvier, Thierry Ménard, responsable des techniciens et Jean-Paul Mette, technicien de l’Orne, verront ensemble les 250 vaches déjà présélectionnées. Ils en retiendront un peu plus d'une sur deux pour constituer le lot présenté en Commission de sélection.

Cette nouvelle répartition des tâches entre les techniciens PHF fera gagner deux semaines dans le recrutement des animaux. Selon l'ancienne formule, la présélection par des techniciens de terrain aurait débuté plus tôt, dès la 1ère quinzaine de décembre. Puis Thierry Ménard et Jean-Paul Mette auraient débuté leurs tours de France dès la 1ère quinzaine de janvier. Ils se seraient répartis la totalité des vaches inscrites, soit 400 chacun.

Cette année, leur tâche sera facilitée par le travail de "repérage" effectué par leurs collègues. Concrètement, la tournée finale pourra donc débuter cinq semaines avant le concours, au lieu de sept semaines en moyenne les années précédentes.

Blog.Bonheur 2La procédure reprendra ensuite son cours habituel. Mardi 3 février, la Commission de sélection réunie au siège de PHF établira la liste des 115 titulaires et 30 suppléantes inscrites au Catalogue officiel du Salon. Jeudi 19 février, les concurrentes sont attendues à Paris. Lundi 23 février, en fin d'après-midi, désignation de la grande championne par le juge Thomas Allard, éleveur dans le Morbihan.

Cela dit, d'autres modalités de sélection pourraient être envisagées. Par exemple, "régionaliser" la sélection, sur le modèle d'Eurogénétique ou du Space en faisant participer les associations d'éleveurs au recrutement des animaux. Aux dépens de l'homogénéité du lot présenté ? Pas forcément, mais en tout cas au bénéfice de l'intérêt porté au concours. Créer une dynamique régionale pour le tri des animaux entraînerait une émulation, une saine compétition motivante à la fois pour les participants et pour les spectateurs.

Ci-dessus, la lauréate 2014, Bonheur (Instinct) à l'Earl du Gran Gué Côtes-d'Armor, à l'affiche du concours prim'holstein du concours prim'holstein du 23 février.

 

 

Le public et les jeunes, acteurs du concours de Paris

3
mar
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Classé dans Exposition, Non classé.

Des juges communicants et des jeunes omniprésents sont les points communs des concours montbéliard, normand et prim'holstein du Salon de l'agriculture 2014.

Pour communiquer, il faut être (au moins) deux. Sur le ring de Paris, Nicolas Robert, Denys Lerévérend et Joseph Le Tinnier ne "parlaient pas au micro". Ils s'adressaient à des spectateurs vraiment attentifs au déroulement des opérations de jugement.

A l'époque du "grand ring", les gradins étaient souvent pris d'assaut par les visiteurs-touristes désireux de faire une pause. Surtout vers midi. Certains animateurs de race s'étaient adaptés à ce public de circonstance. Ils en profitaient pour faire de la pédagogie auprès des "Parisiens", les informer sur la race et sur l'actualité laitière.

Maintenant, les juges ont pour seuls soucis d'expliquer leurs choix et de bien mettre en valeur les candidates. Depuis le centre du ring, ils ressentent l'attention de ces éleveurs et professionnels de l'élevage venus des différentes régions de France et de l'étranger. Au nom des propriétaires et des présentateurs, un juge a d'ailleurs remercié ce public pour l'intérêt portée aux opérations de classement et qui constitue l'ingrédient indispensable d'un concours réussi.

Autre point commun entre ces concours montbéliard, normand et prim'holstein : la place grandissante prise par les jeunes. En coulisses mais aussi en public. Le jeune soigne la vache pendant quatre jours mais l'accompagne aussi sur le ring pour le quart d'heure de gloire de l'animal.

Beaucoup de propriétaires, faute de pouvoir se libérer pour la durée du Salon, inscrivent leurs animaux et les confient à des Salome podiumjeunes. La plupart d'entre eux s'efforcent d'être présents le jour du concours et d'en profiter au maximum. Du bord du ring, l'éleveur voit mieux son animal que s'il était lui-même au licol. Il peut le comparer plus facilement aux autres concurrents. Il est aussi davantage disponible pour échanger avec ses collègues éleveurs.

Nouvelle illustration de cette coopération. Dans le Morbihan, les jeunes ont insisté auprès des éleveurs pour inscrire des vaches du département au Challenge France qui se déroulera à Eurogénétique en avril. Ils les prendront en main de la ferme au ring, et si possible jusqu'au podium.

Photo ci-dessus. Salomé Vieux a conduit Ferrari Crème tout au long du Salon, pour le propriétaire Michel Torloting (Earl des Lacs, Moselle). Photo Sébastien Tolédo.

 

Naissance et persistance d’une vocation

7
mai
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Classé dans Exposition.

Damien Gaubert a conduit la championne DS Diode sur le ring de la Swiss'Expo le 14 janvier 2012. Mais il a passé l'essentiel de son temps en coulisses où il a clippé 17 animaux.

Chaque année, il intervient en France, Suisse, Belgique et, de plus en plus, Italie. A l'arrivée, un complément de revenu appréciable mais "coûteux" en temps passé et efforts déployés. Ce qui explique sans doute la "crise des vocations".

 

Le clipper doit, en effet, non seulement maîtriser l'art et la manière de préparer les animaux. Mais il doit aussi assumer les contraintes de travail imposées par le rythme du concours. La préparation commence souvent en ferme avant même l'expo puis s'intensifie sur place, sans temps morts et avec des nuits abrégées. Pour Damien, la ténacité est finalement la principale qualité d'un clipper. Savoir terminer au plus vite une vache tandis qu'une autre attend. Apporter le même soin à une vache dont chacun pressent qu'elle vise, au mieux, le milieu de section. Un métier passionnant mais qui suppose d'être soi-même passionné pour être exercé dans la durée. Damien Gaubert regrette que trop de postulants clippers arrêtent si vite.

 

Pourtant, il est lui-même entré dans le métier par hasard. En mai 2001, en stage chez Christine Lancien à l'Earl des Blés Noirs, il doit tondre un taureau vendu à un voisin. C'est la première fois qu'il prend une tondeuse mais le résultat devait être convenable puisque Christine Lancien "l'inscrit d'office" pour l'Ecole européenne des jeunes de Battice, en Belgique. Elle le préviendra seulement quelques jours avant le début des cours, trop tard pour annuler.

 

Au retour, Damien Gaubert va se former auprès de Pascal Ollivier, clipper pour les Côtes-d'Armor. "J'ai eu très vite la chance que des éleveurs me fassent confiance".

 

(*) Damien Gaubert, 30 ans, est technicien commercial Semex France sur les Côtes-d'Armor. Article publié dans la rubrique "Gens du lait" de PLM en février 2012.

 

Ci-dessous, Damien à la Swiss'Expo de Lausanne en janvier 2012.

Clippage Damien Gaubert

Sissi championne du Nouvel Isu

19
mar
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Classé dans Sélection.

"Une vache atteint le top de sa forme une fois dans sa vie, autant que ce soit le plus tard possible". L'éleveur qui aimait citer cet adage apprécierait Sissi née en novembre 2001 et qui vient de réussir le grand chelem à Paris : grande championne, meilleure mamelle et meilleure laitière.

Sissi a su prendre son temps pour mûrir, sans gaspiller ses qualités de jeunesse. Elle a plus de 6 ans quand elle se distingue pour la première fois au niveau national par un prix de meilleure mamelle à Paris. Dix-huit mois plus tard, elle confirme à Rennes avec le prix de meilleure mamelle du Space. Son premier prix de championnat, elle l'obtient au Régional des Pays-de-la-Loire en janvier 2010.

Et aujourd'hui, à dix ans passés, elle peut prétendre incarner le nouvel Isu qui vient de sortir. Un index synthétique tourné vers la longévité et la fonctionnalité. Sissi est une vache productive avec plus de 79 000 kg en 7 lactations.

Mais Sissi possède aussi une bonne fertilité, avec un 1er vêlage à 1 an et 11 mois et un 8e vêlage à 10 ans et 1 mois, entrecoupés par une pause donneuse d'embryons entre le 6e et le 7e vêlage.

Sissi possède enfin une bonne santé de mamelle, autre poste mis en avant par le nouvel Isu. Difficile, en effet, d'être championne du pis à Paris en 2008 puis en 2012 en ayant connu des accidents ou des problèmes sanitaires au niveau de la mamelle.

Même s'il n'est pas le plus "médiatisé" de ses trois prix obtenus à Paris cette année, celui de meilleure laitière basé sur la production et la conservation "synthétise" bien ce qu'est devenue Sissi aujourd'hui.

 

Ci-dessus, Sissi grande championne de Paris 2012.

 

Ci-dessous, Sissi meilleure mamelle de Paris 2008.