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Accoupler son troupeau à l’heure de la génomique

25
avr
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Dommage collatéral de la génomique : une avalanche de taureaux disponibles. A l'éleveur de s'y retrouver, tout en gérant la consanguinité. Une gestion devenue impossible à effectuer"de mémoire" en raison de l'inflation de taureaux. Et nécessitant l'utilisation de logiciels comme celui proposé par Prim'holstein France.

 

Cet afflux de taureaux coïncide avec la nouvelle place prise par les fonctionnels. Des caractères mieux connus qu'avant grâce à la fiabilité supplémentaire apportée par la génomique. Mais des caractères plus difficiles à apprécier qu'une quantité de lait ou qu'une hauteur au sacrum. Ce qui ajoute à la complexité du problème.

 

Mais "un problème bien posé est déjà à moitié résolu" dit le proverbe. Pour cela, commencer par bien définir ses besoins, les postes clés à améliorer dans son troupeau. Ensuite, choisir les taureaux qui répondent à l'objectif recherché. Taureaux français et étrangers. Seniors confirmés ou 100% génomiques

 

Confirmés ou génomiques ? Les premiers, a priori sans surprise, pour assurer le bon niveau du troupeau. Les seconds pour bénéficier de la génétique la plus récente, et aussi parier sur un futur crack éventuel.

 

Résultat visible dans la cuve : une répartition 50/50 entre les deux gammes de taureaux. Avec des doses de génomiques plus diversifiées pour limiter les risques de mauvaise pioche et augmenter les chances de jackpot.

 

Conséquences sur le planning d'accouplement : fini le document annuel, établi en une seule fois pour l'ensemble de la campagne d'insémination. Place au listing réajustable à chaque nouvelle indexation.

 

Quant aux achats de doses, à renouveler régulièrement. Fini le temps où des éleveurs pouvaient faire leur course une fois par an sur un Salon. C'était avant…

 

 

 

La génétique sans cornes, une opportunité à saisir

11
mai
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Georgina SC RF. A la fois sans cornes (SC) et porteuse du facteur rouge (RF), cette génisse avait tout pour plaire. Présentée en ouverture de la vente aux enchères d'Eurogénétique 2012, elle a fait un "score honorable" à 3 800 euros. Mais loin du prix record de la vente, double du sien à 7 700 euros.

Faut-il en déduire que ce jour-là le marché s'est trompé ? Il existe bien une demande de veaux sans cornes aujourd'hui, mais surtout en races à viande. Notamment de la part des élevages d'Amérique du sud et de l'Europe de l'Est. Dans les grands troupeaux où les veaux sont élevés sous la mère et donc difficiles à attraper pour l'écornage. Les acheteurs de ces pays, avant même de chercher à connaître les index des taureaux charolais ou limousins convoités, s'inquiètent de savoir s'ils portent le suffixe "P". P pour polled, c'est à dire sans cornes en anglais.

Pourtant, l'origine Shottle x Storm de son père Magna-P plaidait en faveur de Georgina. Il introduisait de la variabilité génétique par rapport au sang dominant, celui de Lawn-Boy-P (Bacculum x Manfred). C'est sans doute pourquoi l'acquéreur final a été une entreprise de sélection, Gènes Diffusion. Les responsables de ces organisations savent qu'un marché est appelé à se développer et s'empressent, avec l'aide de la génomique, de multiplier ces animaux. Dans l'espoir de trouver la star sans cornes de demain.

Quant aux éleveurs, ils ne trouvent pas encore ce type de géniteurs dans la Top liste des meilleurs taureaux en Isu. Mais peut-être doivent-ils se préparer à prendre le train en marche le jour où il passera. Par exemple, en travaillant une souche intéressante avec des taureaux sans cornes. Et si possible une souche rouge pour faire d'une pierre deux coups.

 

 

Quand les troupeaux « passent au rouge »

25
avr
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De plus en plus de veaux naissent et naîtront rouges. Sur la zone Créavia de l'Ouest de la France, les inséminations avec des taureaux rouges ont progressé de 14,8% entre les campagnes 2010 et 2011. Pour partie avec des taureaux red holstein, en particulier sans corne. Pour l'essentiel avec des taureaux pie rouge des Plaines dont les "produits" peuvent maintenant être inscrits sous le code 66 de la prim'holstein. Un atout dont sont privés les veaux issus de croisements avec la rouge suédoise, la rouge danoise ou la montbéliarde. Estampillés code 39, ces derniers n'entrent plus dans la chaîne de la création génétique.

Surtout, les atouts fonctionnels recherchés dans les croisements suédois, danois ou montbéliards se retrouvent avec les taureaux pie rouge. Des taureaux issus pour l'essentiel de deux pays à forte population rouge, les Pays-Bas et l'Allemagne, où la rusticité et la santé sont mis en avant. S'y ajoute le taux protéique, caractère recherché en France et toujours bien présent dans la pie rouge.

Et puis la science fait bien les choses, avec la génomique et la découverte du gène acère (sans corne). Ainsi, la sélection génomique vient enrichir le catalogue de taureaux rouges disponibles.

Des pères à taureaux sans cornes comme Lawn Boy et Lypoll, sont eux-mêmes rouges. Aujourd'hui, des taureaux hétérozygotes donnent 50 % de veaux sans cornes rouges ou facteur rouge. Sont attendus prochainement (à Créavia notamment) des taureaux homozygotes avec 100 % de veaux sans cornes. De quoi faire rougir un peu plus le troupeau prim'holstein.

 

La Suisse possède l'un des tout meilleurs troupeaux red holstein au monde (ci-dessous, à la Swiss'Expo).